Baie de l'Enfer

Né d’un soir de solitude et d’une canette de bière, réveillé amnésique sur un port avec la gueule de bois. Truc classique de celui qui joue un personnage, il met un peu de lui, un soupçon de rêves, une cuiller d’imagination et sa schizophrénie ordinaire.

22 février 2006

J’irai, loin des murs de marbre

 
 

cloitre


 

J’irai, loin des murs de marbre,
Tant que je pourrai marcher,
Fraterniser avec l’arbre,
La fauvette et le rocher.

 

Victor Hugo, Les chansons des rues et des bois

Posté par Gigianni à 22:34 - pas de travers - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 février 2006

Battement

 
 

nuit

 


Pas d’aile, pas d’oiseau, pas de vent, mais la nuit,
Rien que le battement d’une absence de bruit.

 

Guillevic, Sphère

 

 

Posté par Gigianni à 13:31 - pas de travers - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 février 2006

J’aime mieux encore souffrir que d’être consolé

 
 

  ruines


 

« Esclaves d’une loi fatale,
Sachons taire les mots soufferts.
Pourquoi veux-tu donc que j’étale
La meurtrissure de mes fers ?
Aux yeux que la misère effraie
Qu’importe ma secrète plaie ?
Passez, je dois vivre esseulé ;
Vos voix ne sont qu’un bruit sonore ;
Passez tous ! j’aime mieux encore
Souffrir, que d’être consolé !

 
 

Victor Hugo, Odes

 

 

Posté par Gigianni à 15:06 - pas de travers - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 février 2006

Destinée

 
 

riodelplata

 

Pense à la substance qui forme le tout et dont tu as reçu une parcelle ; à la durée toute entière, dont un court et imperceptible intervalle t’a été attribué ; et à la destinée, où tu as ta place, toute petite.

 
 
 

Marc Aurèle, Livre V
 

 

Posté par Gigianni à 19:06 - pas de travers - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 février 2006

Je suis un fou



     Je suis un fou qui semble un sage.

     J’emplis assis dans le printemps,
     Du grand trouble du paysage
     Mes yeux vaguement éclatants
   





douve




Victor Hugo, Les chansons des rues et des bois

 

Posté par Gigianni à 20:24 - pas de travers - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Je reste seul à me consumer dans le noir

Sol io ardendo all’ombra mi rimango,
Quand’el sol de’suo razzi el mondo spoglia :
Ogni   altro per piacere, e io per doglia,
Prostato in terra, mi lamento e piango


Je reste seul à me consumer dans le noir
Quand le soleil dérobe au monde sa lumière.
D’autres, c’est par plaisir qu’ils s’étendent à terre,
Moi, c’est dans mon malheur pour gémir et pleurer.


mo_se1



Michelangelo Buonarotti, quatrain et sculpture


Posté par Gigianni à 15:18 - pas de travers - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Page précédente  1  2  3  4