27 juin 2006
chasser mes débris de tempête
La brume matinale secoua mes muscles engourdis. La ville dormait encore, je me mis en marche. Lentement. Pas à pas. Chaque respiration me remontait une nausée puante à la gueule. Marcher. Evacuer la nuit. Pisser tout mon corps jeté contre un mur. Marcher et respirer. Aérer une à une toutes mes horreurs de moi. Chasser pas à pas mes débris de tempête. Répandre vaincu, dans une encoignure, le dégoût de ma vie, l’écœurement de ma mort. Chien épars à l’angle d’une rue. Reprendre ce souffle qui m’inonde de larmes. L'amertume dégueulée dans chaque coin perdu.
Commentaires
Merci...
23 novembre
La pluie de mon coeur qui coule sur mes joues
dessine de petits sillons noirs, comme sur
la vitre d'une fenêtre sale.
Big bang inside, ça tangue et ça chavire
vagues à lame, dis "vague", je divage...
Pas même capable moi, de noyer le silence
dans un océan d'alcool, gerber le désespoir
avec mes tripes dehors et la nausée pourtant
qui monte et qui me prends...
J'ai longé les quais de Marseille baignés
de lumière rosée, petit matin brumeux, la mer
pourtant si bleue envolée d'oiseaux blancs
et j'ai pleuré devant.
J'aime cet endroit...merci!
noyer le silence jusqu'à lui faire cracher sa bulle
lui tordre le cou
essorer sa nuque raidie
laver ses larmes sous la pluie qui efface tout
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